TRIPLES
Orchestre National d'Île de France
Dimanche 27 Novembre à 15h30 l Théâtre Romain Rolland - Villejuif
Ludwig van BEETHOVEN,Triple Concerto pour violon, violoncelle, piano et orchestre en ut majeur op. 56
Matteo FRANCESCHINI, Triple Concerto
Franz SCHUBERT, Symphonie n° 8 en si mineur « Inachevée »
Wilson Hermanto, direction
Trio Wanderer, violon, violoncelle, piano
(Jean-Marc Phillips-Varjabédian, Raphaël Pidoux et Vincent Coq)
Le concert de musique de chambre sera présenté par une médiatrice
Résonances : Franceschini répond à Beethoven.
Il fallait s’appeler Beethoven - et se considérer comme un génie hors norme - pour imaginer ce Triple Concerto qui met en avant non pas un mais trois solistes face à un grand orchestre. Le style est martial, grandiose, typique de la période que l’on a appelée par la suite «héroïque ».
La véhémence et l’ampleur des mélodies se doublent d’un jeu sur les masses orchestrales : on est loin des genres anciens du concerto grosso ou de la symphonie concertante pour aller vers une forme d’hyper-concerto, qui ouvre des perspectives radicalement modernes. Pour autant, la cohésion entre les trois solistes doit être parfaite ; ce qui rend parfaitement logique de faire appel à une formation de musique de chambre déjà constituée (comme ici le magnifique Trio Wanderer). Dans son oeuvre nouvelle, Matteo Francheschini, compositeur en résidence à l’Orchestre, rendra hommage à Beethoven en se saisissant du même effectif pour lui faire dire des choses neuves.
Le programme se termine aux antipodes de l’ambition beethovénienne : Schubert est le musicien de la poésie intérieure, fragile et chaleureuse, même lorsqu’il écrit pour l’orchestre symphonique.