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Michel Blanc pour Orchestres en Fête !

" J’adore l’orchestre et j’aime en particulier les compositeurs qui sont des symphonistes. Quand les compositeurs savent faire sonner l’orchestre, c’est quelque chose qui m’emporte vraiment, qui me touche beaucoup. Je suis très sensible à cela. "

" Je viens d’une famille modeste dans laquelle la musique classique n’entrait pas. Je l’ai donc découverte par hasard. Personne n’en écoutait dans ma famille, il n’y avait pas de disques classiques à la maison. Le premier contact que j’ai eu avec la musique vient des génériques des émissions de radio que tout petit j’entendais le soir pendant le dîner (L’Amour des Trois oranges de Prokofiev, entre autres). Mais la vraie révélation a été l’acquisition par ma tante d’un 33 tours classique : le Concerto « Jeune homme » de Mozart. Je l’ai écouté des centaines de fois. J’avais 9 ans. Ce concerto est toujours l’un de mes favoris.

Grâce à une amie de ma grand-mère, j’ai eu l’occasion de m’amuser sur un piano et j’ai découvert à quel point j’aimais ça. Mais on n’avait pas les moyens de me donner de cours. J’ai donc commencé tard. Le piano c’est ma danseuse. Chaque jour, j’ai besoin de jouer. C’est comme prendre dans ses bras quelqu’un qu’on aime, ça ne s’explique pas. "

" J’ai l’impression que la direction d’orchestre est quelque chose qui ressemble beaucoup à la direction d’acteurs et à la mise en scène, dans le sens où il faut mettre des talents ensemble, dégager une ligne, même si les techniques sont différentes. "

" C’est pour toutes ces raisons et d’autres encore, que je suis très heureux d’être le parrain de la deuxième édition d’Orchestres en Fête. Il faut féliciter l’initiative de l’Association Française des Orchestres de faire découvrir, durant une dizaine de jours, l’action que mène toute l’année la trentaine d’orchestres professionnels en France et le quotidien passionné de ses musiciens."

Biographie

A entendre Michel Blanc parler de son amour pour la musique classique, on se demande s’il n’est pas devenu comédien par hasard ! Mais il y a pourtant un lien entre le métier de comédien ou de réalisateur et l’interprétation de la musique : le rythme. « Dans la comédie, explique t-il, une réplique doit arriver aussi précisément qu’un forte dans un morceau ».

Dès l’âge de 5 ans, Michel Blanc se rend compte de l’impact incroyable que l’écoute de la musique produit sur lui. Pourtant, sa famille n’en écoute pas du tout ; cette rencontre avec le classique a été fortuite, tout comme sa découverte du piano, qui intervient alors qu’il est encore très jeune. Mais, il l’étudiera trop tardivement pour en faire son métier. Né à Courbevoie le 16 avril 1952, il effectue ses études secondaires au Lycée Pasteur de Neuilly où il fait la connaissance de Josiane Balasko, Thierry Lhermitte, Christian Clavier, Marie-Anne Chazel et Gérard Jugnot. Ensemble, ils montent une troupe de théâtre, «Le Splendid », qui connaît pendant sept ans un succès jamais démenti. C'est en 1978, avec la réussite phénoménale du film Les Bronzés, qu’il accède à la notoriété. Il passe à la mise en scène avec Marche à l’ombre (1984). On le voit ensuite dans Uranus de Claude Berri (1990), puis dans Prêt-à-porter de Robert Altman (1994), avant de le retrouver comme réalisateur pour Grosse Fatigue qui remporte le Prix du meilleur scénario au Festival de Cannes en 1994. En 2005, il est à l'affiche de Je vous trouve très beau d'Isabelle Mergault. En 2006, 25 après, la troupe du Splendid se reforme pour Les Bronzés 3, amis pour la vie. En 2008, il joue le rôle du conservateur dans Musée haut, musée bas de Jean-Michel Ribes. Et en mars 2009, il rejoint à nouveau André Téchiné pour La Fille du rer après avoir joué dans Les Témoins deux ans auparavant.
Parallèlement à ce travail de comédien et réalisateur, Michel Blanc n’a cessé de se rendre au concert, de rencontrer les artistes classiques et d’affiner son goût pour la musique.
En 2004, un de ses voeux se réalise : il est récitant dans Sénèque, derniers jours, concerto composé spécialement pour lui par Eric Tanguy. Cela lui permet de réunir sur scène son travail d’acteur et son rêve d’enfant de devenir musicien. Enthousiasmé par cette expérience, il vient de collaborer avec l’Orchestre national du Capitole et son chef Tugan Sokhiev en mars 2009 lors de concerts destinés au jeune public. Des extraits du ballet de Piotr Ilyitch Tchaïkovski, Casse Noisette ainsi que le conte musical de Serge Prokofiev, Pierre et le Loup y sont programmés.
Michel Blanc est le parrain de la deuxième édition d’Orchestres en Fête ! qui aura lieu du 20 au 29 novembre dans toute la France. Très sensible à la musique orchestrale et aux grands orchestrateurs, il aurait adoré être chef d’orchestre. « Je suis fasciné par la direction d’orchestre, et il se trouve qu’à l’éternelle question « Si vous n’aviez pas été acteur, qu’auriez vous fait ? » je peux répondre que j'aurais pu être passionné par le métier de chef d’orchestre, ce qui ne veut évidemment pas dire que j’aurais été bon ! »

Citations extraites de l’émission d’Olivier Bellamy diffusée le 14 mars 2008 sur RadioClassique écouter